Résumé

P. Robert Nouvelle organisation du travail… (1848)

LAURENT.
Comme cela, il n'y a donc pas de mieux possible dans la condition du malheureux ouvrier? Il faut donc qu'il meure de faim, ou que son salaire soit insuffisant? Oh ! c'est une perspective effrayante pour nous tous, qui ne demandons qu'à user notre corps par les nobles fatigues du travail, et à manger honnêtement un morceau de pain pétri de nos sueurs! Que faut-il donc faire?
Source : Gallica

P. Robert Nouvelle organisation du travail… (1848)

Admets pour un instant que le commerce soit favorisé partout, qu'on fabrique énormément, qu'on vende de même ; que l'ouvrier soit on ne peut plus heureux; qu'en un mot tout aille pour le mieux ; eh bien ! ce sera une rose qui cachera de cruelles épines. En voici la raison : Admets-tu qu'en donnant une impulsion sans bornes au commerce on arrive bientôt à une époque où l'on ne pourra plus consommer ce qui se fabriquera? Pour moi, cette époque je la vois poindre. Voilà la raison générale.
Source : Gallica

P. Robert Nouvelle organisation du travail… (1848)

Le champ déserté ne produira plus, ou très-peu, tenu qu'il sera par des mains malhabiles. Le cultivateur lui-même se sera ruiné en s'engageant dans une route qu'il ne connaissait pas, et maudira le jour où il abandonna son champ. De ce que des milliers d'autres l'auront imité, il résultera que l'agriculture sera souffrante, que les grains deviendront rares, que le pain s'élèvera à un prix énorme comme l'année dernière. Celui qui en souffrira le premier, c'est l'ouvrier.
Source : Gallica

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