Résumé

République. Etude sociale et médicale… (1891)

Peuple, jadis méprisé et avili, tu es devenu le peuple-roi ; comment vas-tu user de ton pouvoir? Le nombre va régner; il pourra être conseillé d'abord, c'est lui cependant qui décidera d'une façon souveraine des destinées du monde; mais je suis rassuré, car le nombre c'est vous, c'est moi. Tout le monde a les mêmes désirs et les mêmes aspirations, et l'on ne pourra vouloir que son bien. On ménagera son prochain pour être ménagé soi-même par lui ; les principes de fraternité que développera la liberté empêcheront toutes les cruautés qui se commettent actuellement sous le régime du despotisme.
Source : Gallica

République. Etude sociale et médicale… (1891)

Vous penseriez à toutes les injustices qui se commettent actuellement, à toutes les souffrances auxquelles vous êtes exposé journellement, sans compter la mort qui vient vous ravir trop souvent longtemps avant le terme que peut atteindre notre nature par le fait de l'autorité; vous auriez en perspective, au contraire, en vivant sous la République, d'être heureux et d'avoir une vie aussi longue que possible, les destinées humaines n'étant plus régies par les caprices d'un maître, mais d'après des calculs scientifiques établis par le nombre pour le plus grand bonheur de tous.
Source : Gallica

République. Etude sociale et médicale… (1891)

D'ailleurs, une chose qui condamne absolument l'autorité, c'est le fait qu'alors même qu'elle voudrait gouverner pour le bien du peuple, elle ne le pourrait pas. Elle est obligée d'affaiblir pour garder une volonté supérieure ; elle s'oppose par là au développement de notre être, et nous empêche d'atteindre au degré de perfection dont notre nature est susceptible. Si elle n'agissait pas d'une façon plus ou moins douloureuse sur notre sensibilité, la force nerveuse des chefs finirait par être contrebalancée
Source : Gallica

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