Résumé

Un Poëte inconnu (1847)

Sous le nom de Quintil, Poupo comprenait tous ceux qui s'ingèrent de blâmer les productions des autres, sans pouvoir rien produire eux-mêmes. Colletet ne paraît pas moins indisposé contre les critiques de profession, à en juger par la longue et malicieuse digression qu'il leur consacre; il finit par appeler dans la carrière des Muses ces fiers censeurs « à l'esprit si pénétrant, au jugement si clair et si net, au style si florissant et si pompeux, afin qu'on puisse les draper, comme ils nous drapent (1) . »
Source : Gallica

Un Poëte inconnu (1847)

Capable de hautes conceptions, l'imagination de l'auteur ne va pas avec moins de bonheur aux sujets plaisants et gracieux : nous en fournirons la preuve. Mais avant d'abandonner les sonnets, qu'il nous soit permis d'en citer encore un, qui porte le caractère d'un esprit fin et délicat, d'un talent poétique souple et exercé. On sait de quelle faveur jouissait au seizième siècle cette espèce de composition: chaque jour voyait germer, d'un bout de l'Europe à l'autre, ces plantes aux mille fleurs dont si peu aujourd'hui ont conservé leur fraîcheur et leur parfum.
Source : Gallica

Un Poëte inconnu (1847)

Poète par le talent, il paraît que Poupo le fut aussi par le caractère ; qu'il eut cet esprit irritable qui, si l'on en croit Horace, est l'apanage assez habituel de ceux qui hantent le Parnasse. On voit qu'il était grand ennemi, pour parler avec Colletet, « de ces juges déraisonnables et malins qui, pour faire une vaine monstre de la subtilité de leur esprit, prennent plaisir, dans les bonnes compagnies, à censurer les savans ouvrages et les savans hommes. »
Source : Gallica

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