Résumé

Portrait de Lerminier Lerminier De la poésie de M. de Lamennais…

L’art chrétien n’accorde ses palmes qu’à des études profondes, à une foi vraie, à l’élévation sérieuse du génie et de l’ame.
L’autre source de poésie est la réflexion, la philosophie. Ici c’est dans le développement infini de la pensée qui pénètre au fond de toute chose et qui plane sur les hauteurs paraissant les plus inaccessibles que le poète puise sa force. La carrière est immense, et elle demande une rare vigueur ; les théories fausses, les idées à demi écloses, les pensées mal comprises amènent de tristes naufrages.
Source : Wikisource

Portrait de Lerminier Lerminier De la poésie de M. de Lamennais…

Mais tous ces artifices du style sont impuissans à masquer la stérilité du fond ; ils ne sauraient non plus faire illusion sur l’état moral de l’écrivain. M. de Lamennais s’est étrangement mépris quand il a cru qu’il pourrait à volonté se métamorphoser en poète : chez lui trop de passions violentes s’opposaient à cette transformation lumineuse. Il ne s’élèvera jamais à la puissance de l’art, celui qui n’a pas dans l’esprit des croyances positives, dans l’ame de nobles ardeurs. Or M. de Lamennais ne croit plus à rien, et qu’aime-t-il, lui qui jette son fiel sur toute chose et sur tout homme ?
Source : Wikisource

Portrait de Lerminier Lerminier De la poésie de M. de Lamennais…

Misérable excuse : la poésie ne jaillit pas du mensonge ; elle sort avec tous ses charmes des profondeurs du vrai. L’art, s’il veut exercer de l’autorité sur les ames, doit avoir ses convictions, garder sa dignité, ne pas descendre à illustrer sciemment l’erreur. Philosophe, M. de Lamennais raille les chrétiens qui pensent que le mal existe ; poète, il veut nous épouvanter avec l’image du mal, de ses ravages et de son empire : il ne croit donc pas parler à des hommes ?
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature