Victorine de Calvimont

Résumé

Victorine de Calvimont Mme Louise de France, carmélite (1855)

Libre de choisir le lieu où elle voulait vivre et mourir, son inclination la portait au couvent de la rue de Grenelle, qu'elle nommait le berceau de sa vocation; mais réfléchissant que cette maison placée dans la capitale lui attirerait de fréquentes visites, l'humble princesse y renonça, et ses yeux se tournèrent vers les Carmélites de Saint-Denis aussitôt qu'elle eut eu l'assurance que Louis XV la visiterait dans un lieu si voisin des tombeaux des rois de France, et qui devait être pour lui-même son dernier asile.
Source : Gallica

Victorine de Calvimont Mme Louise de France, carmélite (1855)

Bien loin, en effet, d'éprouver le moindre regret sur les grandeurs du monde qui venaient encore dé se montrer à elle avec tant d'éclat, l'auguste princesse se réjouissait de songer qu'elle était irrévocablement séparée de lui ; son coeur, inondé par la grâce divine, n'était plus sur la terre.
Le 30 Novembre 1771, Mme la comtesse de Provence lui donna le voile noir, et quand, après la cérémonie, Madame Louise embrassa, ainsi que d'usage, ses pieuses compagnes , elle leur disait avec une vive et sainte effusion :
— Me voici à vous pour toujours ; la mort seule peut nous séparer.
Source : Gallica

Victorine de Calvimont Mme Louise de France, carmélite (1855)

Vénérée de tous ceux qui l'approchaient, elle était l'idole de sa famille, l'enfant de prédilection du roi et de la reine, et la soeur bien-aimée de la dauphine, trop promplement enlevée à l'amour des Français. Le prince disait souvent : « Je n'aime pas seulement Louise, je la respecte. » La reine en disait autant; et malgré le soin que sa fille mettait à cacher son pieux dessein , elle en eut quelques doutes.
Source : Gallica

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