Résumé

Émile Labretonnière Épître au Cte de Las Cases sur le "Mémorial de Sainte-Hélène"… (1825)

Au sein des flots amers,
Sur sa cendre proscrite ont pesé trois hivers : Revendiquant l'éclat dont sa tombe rayonne, La France enorgueillie admire, et lui pardonne.
Pour toi, son digne ami, dont la fidélité Le servit sous la pourpre et dans l'adversité, Cher Las Cases, déjà le respect populaire De tes nobles vertus est le premier salaire : Mais un autre t'est dû. L'espoir ambitieux D'un éclat mensonger n'éblouit point tes yeux.
Quand de Napoléon, sur la rive étrangère, Tu partageas les fers, honte de l'Angleterre; Ta gloire, associée à sa célébrité, De ton modeste nom vit fuir l'obscurité
Source : Gallica

Émile Labretonnière Épître au Cte de Las Cases sur le "Mémorial de Sainte-Hélène"… (1825)

Partout germe la vie : un souffle créateur Des artistes rivaux court enflammer l'ardeur.
Ici, sans déroger, la féconde industrie Des tributs de l'Europe enrichit la patrie; Là, le marbre élancé loin de ses fondemens Monte, brillant de gloire, au front des monumens ; Notre aigle enfin partout, sous son aile indomptée, Couvre la nation puissante et respectée.
Las Cases, c'est ainsi que lorsqu'en tes tableaux La France m'apparaît, à des niomens si beaux, Je crois qu'à mes regards tout s'anime et s'agite, Quand d'un tel souvenir c'est mon cœur qui palpite.
Source : Gallica

Émile Labretonnière Épître au Cte de Las Cases sur le "Mémorial de Sainte-Hélène"… (1825)

Argos, c'est l'Egypte aujourd'hui Qui servant le croissant et sa haine profonde, Vient aussi contre toi, d'une autre part du monde, Lui prêter sur les flots le tributaire appui.
Cette Égypte où la Grèce au flambeau du génie Puisa ses arts et sa grandeur ; Pour répandre aujourd'hui sa propre ignominie, Lui porte, d'un bras destructeur,
La torche qui jadis, aux remparts d'Alexandre, Dans la nuit du trépas d'un seul coup fit descendre Quarante siècles de splendeur.
Source : Gallica

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