Benjamin-François-Marie Delessert

Benjamin-François-Marie Delessert Quelques observations sur le rapport de M. Garnier-Pagès… (1848)

A notre première demande le pays attend une réponse prochaine et qui servira à résoudre la seconde. En effet, la confiance dans l'avenir et le crédit de la France dépendent beaucoup des vues de l'Assemblée nationale en fait de finances; il faut qu'on voie l'Assemblée décidée à empêcher ou à réprimer sévèrement toute dilapidation des deniers de l'État ; il faut qu'on la sache résolue à maintenir, coûte que coûte, les engagemens de l'État, et à faire justice de tous les systèmes de papier-monnaie et d'assignats, sous quelques déguisemens qu'on cherche à les dissimuler.
Source : Gallica

Benjamin-François-Marie Delessert Quelques observations sur le rapport de M. Garnier-Pagès… (1848)

C'est à l'Assemblée nationale à imposer au Gouvernement cette conduite, la seule patriotique parce qu'elle est seule conforme aux vrais intérêts de la France, et qu'en même temps elle est la seule digne d'un peuple libre et fort. La République de 1848 doit proclamer que la France n'a plus besoin d'armée; à l'extérieur tous les peuples n'envierontils pas sa liberté, si elle sait faire de nous un peuple heureux?
Source : Gallica

Benjamin-François-Marie Delessert Quelques observations sur le rapport de M. Garnier-Pagès… (1848)

C'est ainsi qu'on a toujours considéré les fonds des Caisses d'Épargne en France, en Angleterre, dans tous les pays où ces institutions existent sous le patronage de l'Etat. C'est une sorte d'emprunt volontaire en capital, au lieu d'être un emprunt en rente comme les emprunts ordinaires. Il s'ensuit que, comme tous les emprunts de l'Etat, sa valeur baisse quand le crédit de l'Etat est violemment ébranlé, et dès-lors des demandes de retraits arrivent.
Source : Gallica

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