Ernest-Alexis-Ambroise Gervais

Élements biographiques

Ernest-Alexis-Ambroise Gervais Thèse pour la licence : l'acte public… (1854)

Tant que ces deux derniers droits ne sont pas disjoints du premier, ou dès qu'ils y ont fait retour, la propriété est pleine et entière ; c'est de plus un droit perpétuel, car il n'aurait la libre disposition de sa chose, celui qui, dans un temps plus ou moins proche, devrait la représenter et la restituer.
Or, un droit absolu sur un même objet ne peut appartenir à plusieurs ensemble. Celui qui est propriétaire l'est à l'exclusion de tel autre, et de la société elle-même qui, en règle générale, ne peut contrarier ni paralyser en lui l'exercice de son droit.
Source : Gallica

Ernest-Alexis-Ambroise Gervais Thèse pour la licence : l'acte public… (1854)

Observons néanmoins que la bonne foi ne consiste pas seulement dans l'ignorance des droits du véritable maitre-, il faut, dans l'esprit du possesseur, la conviction intime et précise qu'il est le propriétaire de la chose. Du reste, contrairement à ce qui a lieu relativement à la prescription, qui ne s'accomplit par dix ou vingt ans que si dès le principe il y a eu possession de bonne foi, la perception des fruits n'exige qu'une sorte de bonne foi actuelle et spéciale au possesseur qui perçoit. La bonne foi est toujours présumée ; c'est au revendiquant à prouver qu'elle n'existe pas
Source : Gallica

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