Françoise-Madeleine de Chaugy, Vies des premières religieuses de l'ordre de la Visitation Sainte-Marie… (1865)
“ Le don d'oraison fut la récompense de cette dévotion. La religion n'a pour son objet et pour sa fin que d'honorer les grandeurs de Dieu, et les deux actes qui satisfont le plus dignement à ce devoir sont l'oraison et le sacrifice. L'anéantissement, ou réel ou mystique, d'une créature, rend l'hommage public à Dieu, et le reconnoît comme l'auteur de la vie et de la mort; l'oraison, par l'anéantissement de l'àme, et par la protestation de sa dépendance et de sa misère lui rend l'hommage du cœur, et reconnoît l'indépendance et la souveraineté de son empire divin. ”
