Françoise-Madeleine de Chaugy

Françoise-Madeleine de Chaugy Vies des premières religieuses de l'ordre de la Visitation Sainte-Marie… (1865)

Le don d'oraison fut la récompense de cette dévotion.
La religion n'a pour son objet et pour sa fin que d'honorer les grandeurs de Dieu, et les deux actes qui satisfont le plus dignement à ce devoir sont l'oraison et le sacrifice. L'anéantissement, ou réel ou mystique, d'une créature, rend l'hommage public à Dieu, et le reconnoît comme l'auteur de la vie et de la mort; l'oraison, par l'anéantissement de l'àme, et par la protestation de sa dépendance et de sa misère lui rend l'hommage du cœur, et reconnoît l'indépendance et la souveraineté de son empire divin.
Source : Gallica

Françoise-Madeleine de Chaugy Sainte Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal… (1893)

Le cœur de cette Bienheureuse Mère était vraiment cette maison d'oraison que l'éternelle Sapience s'est édifiée pour soi ; et comme j'ai ouï dire à un grand spirituel, la divine Sapience présentaiten cette sienne maison, de deux sortes de mets pour la nourriture de sa Bien-Aimée : l'un ferme et solide, l'autre liquide et coulant. Le solide, c'était cette constante et généreuse dévotion séparée de toute tendreté, mignardise et recherche propre, et, au contraire de cela, appliquée à toute vertu, par une attention admirable, jusqu'à la plus petite.
Source : Gallica

Françoise-Madeleine de Chaugy Vies des premières religieuses de l'ordre de la Visitation Sainte-Marie… (1865)

Mon âme, disoit-elle, Dieu est la source et l'Océan de toutes les perfections, et tu n'es qu'un petit ruisseau émané de cette source ; sa bonté t'a produite par la création et t'a tirée de sa plénitude ; ta course est durant cette vie pour arroser la terre de l'eau de ses grâces, et pour servir à sa gloire ; mais qu'il te souvienne que ta course n'est pas la fin ni le terme du voyage. Dieu est la source et le retour, le principe et la fin.
Source : Gallica

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