Frédéric Busch

Élements biographiques

Frédéric Busch Découvertes d’un bibliophile

La théorie du probabilisme pose la question de savoir si une loi, de l’existence ou de l’extension de laquelle on a lieu de douter, parce qu’il n’a pas plu à la sagesse de Dieu de prévenir ou de dissiper ce doute, est suffisamment promulguée pour être obligatoire. Ainsi, si l’on peut ignorer d’une ignorance invincible les conséquences plus ou moins éloignées d’une loi divine, ne peut-on pas, à plus forte raison, être dans le cas de douter si telle ou telle conséquence, tel ou tel acte est contraire ou conforme à la loi de Dieu ?
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Frédéric Busch Découvertes d’un bibliophile

J’ai beau me dire que je n’ai fait que copier, il me reste l’horreur qu’on éprouve après avoir touché du poison. Et cependant c’est cette horreur même qui me rassure. Dans l’Église de Jésus-Christ, d’après l’ordre admirable établi par Dieu, plus le mal est grand, quand il s’agit de Terreur, plus le remède est prompt, plus il est efficace. La sainteté de la morale ne peut être en danger sans que la vérité élève la voix et se fasse entendre.
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Frédéric Busch Découvertes d’un bibliophile

La religion du serment n’est faite que pour les honnêtes gens. Les traîtres, les fourbes, les fripons de toute espèce peuvent vendre vingt fois leur conscience et se parjurer vingt fois s’ils y trouvent du profit, pourvu qu’ils prennent la précaution indispensable de ne pas penser un mot de ce que leurs lèvres prononcent. Une sorte de justice semble à la vérité les engager à tenir ce qu’ils ont frauduleusement promis, mais cette justice est entièrement distincte et séparée de la religion
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