Gilberte Perier

Élements biographiques

Gilberte Perier La Vie de Jacqueline Pascal

Elle n’avoit nul attachement pour la gloire ni pour l’estime, et je n’ay jamais vu personne en estre moins touchée. Cette reputation qu’elle avoit acquise des son enfance ne diminua point dans les autres temps ; au contraire, elle alla toujours en augmentant, parce qu’elle avoit toutes les grandes qualitez de chaque age, de sorte qu’on la souhaittoit partout, et ceux qui n’avoient point d’habitude particuliere avec elle recherchoient avec grand soin sa connoissance.
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Gilberte Perier La Vie de Jacqueline Pascal

Ce bon homme venoit voir ma sœur assez souvent, et elle y prenoit plaisir, parce qu’il luy faisoit discours d’edification. Ce bon Pere luy dit un jour qu’il estoit bien raisonnable que, puisque son esprit avoit autresfois travaillé pour le monde, il s’exerçast maintenant à faire quelque chose pour Dieu ; qu’il avoit ouy dire qu’elle faisoit fort bien des vers, et qu’il avoit pensé de luy donner occasion d’en faire pour la gloire de Dieu, en luy traduisant en prose les hymnes de l’Eglise qu’elle mettroit aprez en vers. Elle luy dit simplement qu’elle le vouloit bien.
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Gilberte Perier La Vie de Jacqueline Pascal

Il y eut plusieurs de mes enfants qui eurent de grandes maladies ; elle les servit avec une charité admirable. Et mesme il y eut une de mes petites filles qui mourut d’une petite vérole pourprée [29] : ma sœur l’assista toujours jusques à la mort, et pendant quatorze jours que dura cette maladie, elle n’alla point dans sa chambre que pour dire son office ; encore prenoit elle son tems lorsque l’enfant n’estoit pas dans les grands accidens de son mal. Ainsy elle la servoit avec tout le soin imaginable, demeurant pres d’elle jour et nuit, et passant plusieurs nuits sans se coucher.
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