Joseph Théloz

Élements biographiques

Joseph Théloz La fondatrice des Sœurs de Marie Auxiliatrice… (1894)

En moi nulle vie à rien. Je ne trouve rien que mort, que mort ! ! ! Mon âme est
dans d'indicibles angoisses, elle n'entend, ne comprend, ne veut, ne goûte que la joie de mourir. La mort, je la désire éperdument !
Tout ici-bas, pour mon âme, est réduit au néant, tout pour elle est dégoût et douleur, même les choses qui lui sont le plus chères, telles que désir de perfection, affaire de Marie-Auxiliatrice, emploi à Notre-Dame de Charité; une seule chose est désirable : Vivre de la vie de Dieu, et cela, la mort seule peut me le donner. Oh ! donc, qu'elle est souhaitable ! Donc la mort! la mort!
Source : Gallica

Joseph Théloz La fondatrice des Sœurs de Marie Auxiliatrice… (1894)

Sans nul doute, ma bien-aimée Mère, garder mes vœux qui me sont si extrêmement chers, retrouver la Société que j'aime, Dieu seul sait dans quelle mesure, ce serait pour mon âme un grand bien.
Mais Notre Seigneur ne défend pas d'exposer à ses supérieurs les troubles qu'on ressent et les difficultés qu'on entrevoit. Je ne regrette qu'une chose dans ma vie, c'est de n'avoir pas su, dans une sainte indépendance, tout dire à mes supérieurs, en toute liberté et comme à Dieu même, parce que je vois que là seulement est l'esprit de Dieu.
Source : Gallica

Joseph Théloz La fondatrice des Sœurs de Marie Auxiliatrice… (1894)

Vers ce temps, les angoisses finirent, et des impulsions à la fois douces et irrésistibles précipitèrent avec une force nouvelle l'âme de la mère du Sacré-Cœur vers son Dieu.
Entre le centre et le poids qui s'y précipite, écrit-elle dans ses cahiers intimes, il y a une affinité qui surpasse toutes les autres, et pour laquelle le poids franchit tout espace, traverse tout obstacle, sans considérer un seul instant le mal qui peut lui en revenir. A tout prix, il lui faut le repos qu'il ne peut trouver qu'en son centre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature