Roulin D. M.

Élements biographiques

Roulin D. M. Revue des Deux Mondes

Le cocatrix était le serpent, le basilic né de l’œuf pondu par un coquâtre ou par un coq.
Si un coq pondait un œuf, il était manifeste, d’après les idées du temps, que ce ne pouvait être que l’effet de quelque sortilége ou même de l’opération immédiate du démon. Or, d’un pareil produit, il ne pouvait naître qu’un animal éminemment malfaisant ; les philosophes n’avaient pas sur ce point une autre opinion que les ignorans.
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Roulin D. M. Revue des Deux Mondes

Chez les perroquets en effet, il n’y a, pour ainsi dire, pas de différence de plumage entre les mâles et les femelles, et chez les faucons, outre que la robe ne prend jamais ces couleurs brillantes qui dans d’autres oiseaux indiquent l’âge ou seulement la saison des amours, la femelle, par une anomalie unique chez les vertébrés, l’emporte sur le mâle par tous les avantages extérieurs.
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Roulin D. M. Revue des Deux Mondes

Comme on peut concevoir sans grande difficulté que des corps étrangers introduits par le cloaque pénètrent jusqu’au lieu où l’œuf se revêt de son enveloppe dure, on ne sera point étonné d’apprendre qu’on ait trouvé différens corps dans l’intérieur de certains œufs, et sans que la coquille portât la trace d’aucune fracture. Les exemples en effet en sont assez nombreux, et plusieurs ne permettent pas le plus léger doute sur leur authenticité. Ainsi en 1691, Dodard fit voir à l’Académie un crin de cheval de la longueur d’un pied, et qui avait été trouvé dans le jaune d’un œuf de poule.
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