Théodore Augustin Forcade

Théodore Augustin Forcade Éloge funèbre de Mgr Louis-Marie-Edmond Blanquart de Bailleul… (1869)

C'était la bonté même.
Cette infatigable et inépuisable bonté ne nuisait pas cependant à sa fermeté. Il savait, quand c'était nécessaire, refuser, reprendre et corriger. Mais plus il se sentait obligé de se montrer sévère, plus il avait à cœur de témoigner sa paternelle bienveillance. « Quand vous ne pourrez vous dispenser d'écrire une lettre pénible, disait-il un jour à l'un de ses vicaires généraux, n'oubliez jamais de la terminer par quelques bonnes paroles.
Un peu de baume sur une plaie ne gâte jamais rien. »
En cet homme de Dieu, ce qui reprenait toujours le dessus, c'était la bonté.
Source : Gallica

Théodore Augustin Forcade Éloge funèbre de Mgr Louis-Marie-Edmond Blanquart de Bailleul… (1869)

Nous allons voir maintenant quels autres exemples Mgr de Bailleul oppose à l'ambition.
L'ambition, c'est la passion de parvenir. Pour juger de l'ardeur et de la généralité de cette passion à l'heure présente, il suffit de jeter un instant ses regards sur les diverses avenues qui peuvent mener aux honneurs ou au pouvoir, et de considérer avec quelle frénésie, avec quel pêle-mêle, s'efforcent d'en gravir les pentes escarpées , s'y pressent, s'y coudoient, s'y renversent et s'y blessent des hommes de tout âge, de toute origine et de toute valeur.
Source : Gallica

Théodore Augustin Forcade Éloge funèbre de Mgr Louis-Marie-Edmond Blanquart de Bailleul… (1869)

Si le monde comprend encore qu'il peut être bon de combattre les débordements excessifs de la cupidité et de l'orgueil par le désintéressement et l'obéissance, par le mépris de l'ambition et du luxe, admettra-t-il aussi facilement qu'il soit utile et à plus forte raison nécessaire de se mortifier ? La chair est devenue de nos jours une espèce d'idole, une sorte de divinité.
Source : Gallica

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