Résumé

A. Espinas Vera. — Problème de l’absolu

Mais l’être organisé est intimement lié avec l’être inorganique qui entre dans sa constitution, qui prête à la vie ses matériaux. Si la sélection n’intervient que dans la sphère de l’organisation, où est l’unité de la nature ? « La nature ne se transforme pas seulement dans la sphère de l’organisation, mais dans toutes les sphères, en sorte que son être, sa réalité est une métamorphose, laquelle commençant avec l’espace et le temps, avec la matière indéterminée, s’élève ensuite à la sphère de la vie. » Il n’est pas possible que la nature soit ainsi scindée en deux parts quant à son origine.
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A. Espinas Vera. — Problème de l’absolu

Rien ne sert de dire que dans toute évolution il y a un avant et un après, et que l’être qui vient après procède nécessairement de l’être qui vient avant, les espèces supérieures des espèces inférieures. On ne nie pas que les choses n’aient subi la loi du devenir ; mais ce qu’on nie, c’est que ce devenir ait pu s’effectuer sans raison. Chaque être qui devient a sa nature spécifique (son concept, l’ensemble de ses caractères constituant une idée) et c’est cette nature immobile, absolue, qui explique, qui détermine son devenir.
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A. Espinas Vera. — Problème de l’absolu

Qu’est-ce que la sélection naturelle, en définitive ? Une sélection sans doute opérant suivant la nature des choses. Mais y a-t-il pour le Darwiniste une nature des choses, c’est-à-dire une raison nécessaire qui fait que chaque chose est ce qu’elle est et ne peut pas être autre qu’elle est ? Non ; car rien ne répugne dans la théorie à ce que l’ensemble des êtres vivants ait été tout différent de ce qu’il est. La sélection présuppose tout démontré et ne démontre rien. Elle prend les êtres tout faits, pour ainsi dire, et ensuite se vante de les avoir produits.
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