Résumé

Albert Laporte Napoléon III, M. Proudhon, l'Italie et la Belgique… (1862)

Voilà la gloire militaire que, dans mon aberration, j'ai pronée, appelée de tous mes voeux, et je suis économiste!
" Oh ! la gloire militaire ne peut plus être pour la France qu'un fléau; car au lieu de lui donner cette omnipotence que, dans mon amour pour elle, je voudrais qu'elle eut, elle ne peut que la déconsidérer aux yeux des nations en élevant contre elle les défiances et la désaffection des peuples. La gloire de la France doit être désormais d'une toute autre nature : comme la France a conquis le monde par le sabre, elle devrait le conquérir aujourd'hui par l'esprit.
Source : Gallica

Albert Laporte Napoléon III, M. Proudhon, l'Italie et la Belgique… (1862)

Qu'un patriote crie bien haut : vive la France ! c'est très-bien, c'est vertueux ; mais que celui qui veut se faire accepter comme le critérium de la démocratie, qui traite Garibaldi et Mazzini d'égoïstes, et peut-être de traitres, parce qu'ils n'ont pas travaillé à émanciper l'Europe avant l'Italie, que celui-là, dis-je, renchérissant sur l'enthousiasme de ses nationaux, s'écrie à tout propos : la gloire de la France ! l'omnipotence de la France ! la reconnaissance à la France! les susceptibilités de la France!
Source : Gallica

Albert Laporte Napoléon III, M. Proudhon, l'Italie et la Belgique… (1862)

Eh bien, n'en déplaise à M. Proudhon, je crois que ce morcellement de la France est impossible. Je crois que quand la nation sera rendue à elle-même, quand elle tiendra dans ses mains toutes les forces vives dont elle dispose, quand, en un mot, aura disparu cette hydre aux mille têtes qui la ronge et la saigne , quand le sentiment de son existence renaîtra à celui du danger , quand d'un côté elle sentira la liberté et de l'autre l'étranger , la France, frémissant de colère, finira par sortir de sa torpeur.
Source : Gallica

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