Anaïs Démoulin

Oberlin (1884)

Résumé

Anaïs Démoulin Oberlin (1884)

Jusqu à quaire-viugt-six ans, Oberlin poursuivit sa mission de charité. La vieillesse , qui avait diminué ses forces et émoussé ses sens, ne lui avait rien enlevé de son courage. Ce beau vieillard,que n'avait pu courber l'âge, toujours correctement vêtu de noir, allait par les sentiers de Waldbach, gardant constamment sa dignité naturelle, tempérée par une douceur angélique. Il ne rencontrait pas un paysan sans le saluer avec autant de distinction que s'il eût eu
affaire à un gentilhomme et sans lui adresser une parole de bienveillance ou de bon conseil.
Source : Gallica

Anaïs Démoulin Oberlin (1884)

Noble et touchante solidarité qui mettait chaque dimanche en pratique cette belle maxime : « Le travail est une prière »
En substituant l'usage de la langue française au jargon qui n'exprimait que des choses vulgaires, Oberlin élargissait le cercle des idées de ces pauvres paysans; il les initiait aux idées abstraites, aux idées morales. Ce n'est point par cela seulement qu'il entendait les faire rentrer dans la civilisation et il ne négligeait en rien le côté matériel. Il fit construire des routes qui amènent, avec l'aisance et le bien-être, des sentiments plus humains.
Source : Gallica

Anaïs Démoulin Oberlin (1884)

Stuber, le vénérable pasteur qui avait entrepris de civiliser le Ban-de-la-Roche, était forcé, pour des raisons de santé, d'interrompre son œuvre. Il vint à Strasbourg pour y chercher un homme digne de continuer sa tâche. Ce qu'il apprit du zèle et des vertus d'Oberlin lui fit espérer qu'il trouverait en lui l'intelligent dévouement qu'il recherchait.
Source : Gallica

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