Anaïs Démoulin, Oberlin (1884)
“ Jusqu à quaire-viugt-six ans, Oberlin poursuivit sa mission de charité. La vieillesse , qui avait diminué ses forces et émoussé ses sens, ne lui avait rien enlevé de son courage. Ce beau vieillard,que n'avait pu courber l'âge, toujours correctement vêtu de noir, allait par les sentiers de Waldbach, gardant constamment sa dignité naturelle, tempérée par une douceur angélique. Il ne rencontrait pas un paysan sans le saluer avec autant de distinction que s'il eût eu affaire à un gentilhomme et sans lui adresser une parole de bienveillance ou de bon conseil. ”
