Résumé

Portrait de Armand Gouffé Armand Gouffé Le Bouffe et le tailleur, opéra-bouffon en 1 acte… (1857)

CÉLESTINE.
Il réussira plus aisément qu'un autre auprès de mon père. Tu connais sa manie? sans être musicien, sans savoir une note, il est fou des artistes, des chanteurs italiens surtout; et depuis qu'il sait que ton maître est arrivé dans cette ville, il ne s'occupe que du plaisir qu'il aura de l'entendre.
BENINI.
Je te donnerai un billet pour lui ; et sois persuadée que je ne négligerai rien pour assurer notre bonheur. Promets-moi que de ton côté, tu ne te chagrineras plus autant; cela m'afflige aussi, moi.
Source : Gallica

Portrait de Armand Gouffé Armand Gouffé Le Bouffe et le tailleur, opéra-bouffon en 1 acte… (1857)

CAVATINI.
Ah 1 c'est Célestine!.
BENINI.
Oui, Monsieur. Par exemple, Célestine chante, et même fort bien ; elle a une petite voix douce, flûtée, que je trouve charmante, et je l'accompagne quelquefois ici.
CAVATINI.
Je ne m'étonne plus si je trouve tous les jours quelques cordes brisées à mon piano. Désormais accompagne-la avec tout ce que tu voudras ; mais ne touche plus à mon piano, entends-tu? Ce que tu me dis de M. Barbeau me donne envie de le voir, et je pourrai même lui parler de toi.
Source : Gallica

Portrait de Armand Gouffé Armand Gouffé Le Bouffe et le tailleur, opéra-bouffon en 1 acte… (1857)

BENINI.
Vous êtes bien bon; ça ne sera pas long.
(Cavatini tient la porte du cabinet entr'ouverte, et chante ; Benini remue les lèvres et examine M. Barbeau, qui reste le dos tourné.) CAVATINI.
Plaignez, plaignez les tourments De deux malheureux amants !
Le garçon a fait entendre Les doux accents de l'amour ; La fille, naive et tendre, Doit le payer de retour.
De s'aimer, de se le dire, Ils font leur plus doux plaisir : Mais quel chagrin! quel martyre!
Source : Gallica

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