Résumé

Portrait de Eugène Nyon Eugène Nyon Le Baiser de l'étrier, scène de la vie de garçon (1855)

GEORGETTE. Au bout du compte, il fallait en finir un jour ou l'autre.
TIIISTAN. C'est ce que je me suis toujours dit.
GEORGETTE. Ca se trouve à merveille.
TRISTAN. Il ne faut pas se fâcher pour ça!
GEORGETTE. Est-ce que vous croyez que je vous en veux? Vous vous tromperiez beaucoup.
TRISTAN. Et moi, donc?. Vous n'avez pas, j'espère, la prétention de me croire irrité ?
(Ils déchirent petit à petit les lettres qu'ils tiennent à la main.) GEORGETTE. On vit chacun de son côté.
voilà tout!
TRISTAN. Parbleu ! ça n'empêche pas de rester bons amis.
GEORGETTE. Certainement.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Nyon Eugène Nyon Le Baiser de l'étrier, scène de la vie de garçon (1855)

Comme l'oeillet, la tulipe ou la rose, Dont la chaleur flétrit l'éclat vermeil, Le spahis, brûlé du soleil, Pour vivre a besoin qu'on l'arrose.
(Il allume un cigare et fume.) GASPARD. Et je l'arrosais joliment!. Ah çà, est-ce que vous avez quitté le service?
TRISTAN. Oui, Gaspard, oui; mais tu as donc, toi aussi, déserté la limonade ?
1 GASPARD. Pour rétablissement de M. Véry.
c'est plus restaurant.
TRISTAN. Ah ! dis donc, il va venir ici une dame.
GASPARD. Parbleu!
TRISTAN, lui donnant amicalement une tape sur la lête. Farceur de Gaspard ! il a deviné.
Source : Gallica

Portrait de Eugène Nyon Eugène Nyon Le Baiser de l'étrier, scène de la vie de garçon (1855)

TRISTAN, se levant vivement. Georgette!
GEORGETTE. Laisse-moi ! ( Elle se précipite vers la porte qui est restée ouverte. A ce moment, on voit passer en dehors, devant la porte du cabinet, et disparaître auss-ilôt, deux hommes dont l'un est vêtu en paysan; un garçon les précède et disparaît aussi.
LE GARÇON, criant en dehors. Par ici, messieurs, par ici! (Georgette, les apercevant, se' rejette en arrière et ferme vivement la porte.) GEORGETTE, avec un cri. Ciel! mon cousin!
Source : Gallica

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