Résumé

Billotte Notes sur la crise financière. Metz…

La banque n'est et ne doit être qu'un intermédiaire entre le prêteur et l'emprunteur ; c'est une vaste pompe allant par une multitude de canaux, chercher jusqu'aux lieux les plus reculés, les capitaux les plus divisés, pour les rendre à flots dans les travaux publics, l'industrie et le commerce. Elle sort de sa sphère et se compromet, quand elle se fait capitaliste ; ce n'est donc pas elle qui doit créer les moyens de crédit, mais elle s'en empare où ils existent, elle vit par les capitalistes, et pour lui rendre sa puissance, s'il n'y a plus de capitalistes, il faut en faire.
Source : Gallica

Billotte Notes sur la crise financière. Metz…

Je ne pouvais donc placer hors de la propriété foncière les bases du crédit. Ce n'est pas moi qui lui ai fait une position exceptionnelle, privilégiée: elle la doit à la nature même des choses, et sans que personne ait le droit de s'en plaindre, car la propriété foncière est accessible à tout le monde ; elle est même à la disposition du plus grand nombre, car la division du sol a rendu propriétaires plus de la moitié des chefs de famille de France.
Source : Gallica

Billotte Notes sur la crise financière. Metz…

Cependant la fortune publique n'a pas diminue; la France est aujourd'hui ce qu'elle était hier, mais hier la confiance était générale, chacun ne pensait qu'à se défaire de ses capitaux, pour en tirer profit, pour leur faire produire intérêt. Le crédit faisait affluer à toutes les caisses, jusqu'à l'épargne de la semaine. Aujourd'hui chacun a peur de compromettre le capital nécessaire à l'entretien de sa famille pendant la semaine, le mois, l'année; chacun garde chez soi la petite réserve nécessaire pour parer à toutes les éventualités, et les banques sont épuisées.
Source : Gallica

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