Résumé

Blondeau Une candidature : tournée électorale mise en vers par un républicain de la Haute-Marne (1881)

Bouvet de Champierreux, cela fait aussi bien.
BOUVET, en souriant.
Femme folle, tais-toi. Je m'aime mieux sans rien.
LA FEMME BOUVET.
Eh bien, moi, j'aimerais assez être comtesse.
BOUVET.
Suis ton pot.—Pour mon vote... on verra... rien ne presse
SCÈNE TROISIÈME
BLONDEAU, LE MARQUIS.
BLONDEAU.
Marquis, je n'en peux plus. De mon étonnement Veuillez bien me sortir. Quoi ! dans moins d'un moment, Vous émettez un vœu que vous jurez sincère Et passez, sans broncher, dans l'extrême contraire! Écoutez, ça m'écrase et ne sais si je dois Vous suivre ou vous quitter.
Source : Gallica

Blondeau Une candidature : tournée électorale mise en vers par un républicain de la Haute-Marne (1881)

Ce changement si prompt, marquis, est-il sincère?
LE MARQUIS.
Qui pourrait en douter ? Je suis fils de mon père ; C'était, chacun le sait, un fier et noble cœur,
Sa parole était d'or, d'or était son honneur.
BLONDEAU.
Eh bien ! marchons, marquis, courons à la victoire ! De nous représenter, oui ! vous aurez la gloire.
Par où commençons-nous ?
LE MARQUIS.
C'est bien indifférent,
En l'état actuel, sous ce gouvernement Qui met tout de niveau : dès que tout chacun vote, Qu'il marche en équipage ou les pieds dans la crotte, C'est tout un.
Source : Gallica

Blondeau Une candidature : tournée électorale mise en vers par un républicain de la Haute-Marne (1881)

LE MARQUIS, BLONDEAU.
LE MARQUIS.
Mon cher Blondeau, bonjour.
BLONDEAU, cherchant à se souvenir.
Excusez, monsieur, mais Je crois bien qu'au pays je ne vous vis jamais ?
LE MARQUIS.
Eh parbleu ! l'on vieillit, et c'est le fait de l'âge Qui marche sans arrêt, de changer un visage.
Votre ancien député, marquis de Champierreux, Ou, si vous le voulez, tout simplement Moelleux. C'est sous ce dernier nom que défunt votre père A bien connu le mien en cultivant sa terre
Source : Gallica

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