Résumé

Marie Aycard Le Faubourg Saint-Germain et le faubourg Saint-Antoine… (1824)

Avant de commencer, me permettrez-vous , mademoiselle, de vous faire remarquer combien il est nouveau de voir deux jeunes personnes, dont la plus âgée n'a pas vingt ans , agiter des questions si sérieuses , que jamais elles n'ont occupé même la maturité de leurs grand'mères ? Mais cela est un bienfait de cette révolution que vous rejetez : car, à moins de nous condamner aux chiffons et aux romans, quoi de plus digne de fixer notre attention que la prospérité de la patrie et le bonheur de nos pères , de nos frères, de nos époux ?
Source : Gallica

Marie Aycard Le Faubourg Saint-Germain et le faubourg Saint-Antoine… (1824)

Le bonheur une fois établi dans les campagnes, il ne tardera pas à se répandre dans les villes, si surtout, comme le dit M. le marquis , on supprime, dès l'ouverture des Chambres , une foule de journaux incendiaires qui ne parlent que d'égalité devant la loi , de droits de citoyens , de liberté de la presse , et de mille autres absurdités qui n'existaient pas avant la révolution.
Source : Gallica

Marie Aycard Le Faubourg Saint-Germain et le faubourg Saint-Antoine… (1824)

M. le marquis a fait faire deux costume de députés; mais de ce que sa garde-robe s'est enrichie dé deux habits nouveaux, il ne s'ensuit pas qu'il soit plus apte à soutenir les droits d'une population industrielle , qui a besoin d'une indépendance généreuse , d'une égalité sage et d'une liberté garantie par les lois. Il paraît même , d'après ce que dit madame la marquise, votre mère, qu'il serait le représentant de la noblesse, et il nous faut un homme qui nous représente, nous qui ne sommes pas nobles.
Source : Gallica

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