Résumé

Charles Loyer Les pauvres honteux de la feuillette de Bouée… (1859)

Claude de la Plaine, fermier général des domaines du roi en Bretagne, et Me Corantin (il devait être de Quimper) de Keranguyader, son receveur à Guérande, ayant entendu parler des difficultés que faisaient les Pauvres honteux pour se soumettre au baron de Campzillon, se dirent tout naturellement : « Il est évident que ces braves gens doivent relever de quelqu'un, car nulle terre sans seigneur; si donc les biens possédés par eux ne se trouvent pas dans la mouvance de M. de Jacquelol, ils relèvent alors du roi, et, en ce cas, ils nous appartiennent. »
Source : Gallica

Charles Loyer Les pauvres honteux de la feuillette de Bouée… (1859)

Les administrateurs des Pauvres honteux de Bouée n'y jouèrent pas un rôle auquel il soit permis d'applaudir; en faisant au seigneur de Campzillon une opposition que l'ignorance ou la mauvaise foi seule explique, ils se montrèrent infidèles à leur mandat ; car rien ne les autorisait à exposer, contre toute chance de succès, les intérêts de leurs pupilles au hasard d'une erreur judiciaire, et, en fin de compte, pour payer les frais de ce procès si légèrement entrepris, les Pauvres durent probablement sacrifier plusieurs années de leurs revenus.
Source : Gallica

Charles Loyer Les pauvres honteux de la feuillette de Bouée… (1859)

Lorsque le fief avait pour propriétaire un seul vassal, chef de famille ou célibataire , il n'y avait pas de difficulté. A sa mort, le rachat s'ouvrait, le minu était présenté, l'aveu fourni, et les choses suivaient leur cours légal. Mais il pouvait se faire que des biens passifs du rachat, fussent possédés par des corporations ou communautés ; alors, comment le seigneur arriverait-il à jouir du bénéfice de son droit, puisque, si parfois les corporations se dissolvent et les communautés s'éteignent, du moins elles ne meurent jamais?
Source : Gallica

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