Résumé

Charles Schoebel Le Rituel brahmanique du respect social

Ainsi un homme qui a quarante ans, par exemple, n’a pas droit aux démonstrations de respect de celui qui a trente ans. Cette égalité sociale est limitée pour les artisans et les cultivateurs à une antériorité d’âge de cinq ans, et pour les brâhmanes à une antériorité d’âge de trois ans ; mais pour les membres d’une même famille l’égalité n’existe que pour une durée de temps très-limitée, et le commentaire va nous faire entendre quelle est cette durée.
Source : Wikisource

Charles Schoebel Le Rituel brahmanique du respect social

Mais, tandis que le Kshatriya s’est élevé dans l’échelle sociale, le Çûdra est de plus en plus descendu. On ne saurait dire à quel moment de l’histoire le préjugé contre le Çûdra est devenu assez intense pour le reléguer, lui le premier immigrant aryen dans l’Inde [6] , au rang infime qu’il occupe dans la société brâhmanique comme anârya ou aryen non-brâhmanique, en ce qu’il ne reçoit pas l’investiture des deux fois nés ou dvijas [7] , par suite de quoi il se trouve exclu des sacrements (sanskâra) et ne peut rien posséder dont un brâhmane ne puisse disposer en toute sûreté de conscience [8] .
Source : Wikisource

Charles Schoebel Le Rituel brahmanique du respect social

Dans l’ancienne société brâhmanique les femmes n’étaient pas recluses comme elles le sont depuis que les mœurs des musulmans ont déteint sur les mœurs indiennes. Non-seulement les femmes jouissaient anciennement, dans l’Inde, d’une grande liberté personnelle, ce que leur assistance publique aux cérémonies du culte [18] et la coutume du svayamvara démontrent assez [19] ; mais encore il y eut un temps où les femmes prirent une part considérable, il paraît, au mouvement intellectuel de l’Inde, ainsi qu’on le voit par ce que le savant Weber cite du Yajur-Véda noir ou Taittirîya-Yajus [20] .
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature