Résumé

De Barau Dialogue entre un publiciste et un chouan… (1815)

Dans un pays libre , un citoyen tient à honneur les récompenses, les places, les privilèges, parce qu'ils sont le prix du mérite , et que la main qui les donne a de la majesté. Dans un pays de servitude , au contraire, on n'en fait de cas qu'en raison du salaire, parce qu'ils jaillissent d'une source impure et infectée, et qu'il n'y a que l'avarice, la cupidité et l'intrigue qui aient droit d'y puiser.
Dans les républiques, la destitution, l'amende, la restitution des effets volés sont donc de très-grandes
peines en général
Source : Gallica

De Barau Dialogue entre un publiciste et un chouan… (1815)

Et qu'importe que le peuple soit vif ou taciturne, qu'il s'ennuie ou qu'il s'égaye, qu'il aime ou n'aime pas la'patrie; les affaires n'en iront pas moins leur train. Au contraire, l'amour de la patrie est souvent préjudiciable à l'état, parce qu'on donne trop de consistance à ce sentiment : l'on suppose mal-à-propos à celui qui en est ani- - mé des qualités dont le plus souvent il est dépourvu.
Source : Gallica

De Barau Dialogue entre un publiciste et un chouan… (1815)

Les déclamations que vous entendez faire contre les patriotes, se dirigent toutes contre de mauvais citoyens. C'est parce que vous donnez gratuitement l'amour de la patrie à ceux qui la haïssent. que vous tombez dans l'erreur.
Celui qui aime sa patrie , aime sa femme, ses enfans, ses parens, ses amis; parce qu'ils sont à ses yeux une portion essentielle de la république.
Celui qui aime sa patrie remplit avec fidélité les emplois que le gouvernement lui donne, et il ne vend ni n'achète la faveur. Celui qui aime sa pal.
Source : Gallica

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