Alexis Wilhem

Résumé

Alexis Wilhem La Nation et le clergé (1848)

Si vous êtes hommes, il vous est interdit de poursuivre au-delà du tombeau ; si vous êtes Dieu, pardonnez donc! Jésus dit lui-même qu'il veut la miséricorde et non le sacrifice; et qu'il ne pardonnera qu'à ceux qui auront aussi donné le pardon. Mais au nom du ciel, si le sang d'Abel ne vous étouffe encore, parlez : d'où tenez-vous vos pouvoirs, puisque ce n'est ni du ciel, ni de la terre. Vous feriez croire à l'enfer. — Jamais à la fraternité.
Quant à l'égalité : on sait dans vos temples ce qu'elle coûte, car les prix y sont fixes. On ne marchande pas dans l'Église.
Source : Gallica

Alexis Wilhem La Nation et le clergé (1848)

Or, s'ils ont un pouvoir que nous n'ayons pas, ils nous sont supérieurs, donc nous ne pouvons pas être leurs égaux. Leur égalité est celle du laminoir qui égalise le métal entre deux cylindres, sans pour cela s'altérer ; c'est l'homme placé impitoyablement entre la confession et la pénitence, entre la théocratie et l'athéisme.
Quant à la fraternité, nous savons tous qu'elle est dans l'Évangile, mais non dans les livres de l'Église. Ce qui est bien différent. Votre catéchisme rédigé par des évêques, jamais vérifié par l'Université, donne aux enfants de singulières leçons de fraternité.
Source : Gallica

Alexis Wilhem La Nation et le clergé (1848)

Quelle porte se fermera devant le délégué de la nation? — L'Eglise se glissera partout sous le manteau national;
Et ces mêmes hommes qui nous baptisent, nous marient, nous enterrent, en double emploi avec la mairie; qui nous catéchisent et font communier, portent le viatique à travers les rues, et à qui la population laisse se bâtir des temples sous le nom de reposoirs, comme au temps du moyen âge, vont aussi siéger dans notre assemblée nationale !
Dieu protégé par le prêtre qui défigure Jésus, va s'asseoir sur nos bancs.
Source : Gallica

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