Résumé

Jean-Baptiste Vitteaut Réflexions sur les causes de notre décadence et les conditions essentielles de la démocratie… (1872)

Vous nous criez : fiez-vous à la raison ! A la vôtre?mais elle est cataractée, inconséquente, illogique; à celle de vos amis? mais elle l'est davantage; à celle des monarchistes? mais elle l'est également, aveuglée qu'elle est par l'intérêt ; à la mienne? mais elle ne vaut pas mieux dans la science morale, si elle ne coïncide avec celle du Christ ; à la raison publique ou collective? mais où est-elle? quelle est-elle? que peut-elle être, grand Dieu ! quand elle est le produit de toutes les raisons individuelles qui sont ce qu'elles sont.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Vitteaut Réflexions sur les causes de notre décadence et les conditions essentielles de la démocratie… (1872)

Vous préconisez la science, Monsieur, vous déclarez qu'il n'y a qu'une chose qui fonde les véritables sociétés, qui élève l'homme, et que cette chose c'est la science. On avait cru jusqu'à vous que c'était la justice qui soutenait et élevait les nations; vous confondez probablement, mais si vous ne confondez pas ces deux choses essentiellement distinctes, combien vous faites preuve de connaissances négatives en histoire, et si le peuple-roi, le peuple romain et tant d'autres qui n'ont pas connu la science se relevaient de leur tombeau, comme ils riraient devons et vous prendraient en pitié !
Source : Gallica

Jean-Baptiste Vitteaut Réflexions sur les causes de notre décadence et les conditions essentielles de la démocratie… (1872)

Et puis, toujours au point de vue purement rationnel, que voulez-vous, Monsieur, que devienne un peuple, quand avec les passions mauvaises qui sont au coeur de l'humanité et dont les savants, vous le premier, ne tiennent aucun compte, il n'a plus de frein moral, il ne croit plus qu'à la jouissance et à la force ? Ce peuple, alors se compte et il veut; jouir envers et contre tout. Un peuple qui n'a plus la loi morale, c'est un navire qui n'a plus de boussole, un train qui n'a plus sa voie, et le seul moyen de le ramener dans sa voie, c'est de lui ramener le Christ quand il l'a perdu
Source : Gallica

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