Résumé

E. de Trelve La république jugée par les républicains (1871)

Quand il s'agit de se conserver, de se reproduire, de se développer, de se maintenir en harmonie avec le milieu européen, de garder ses lois et ses moeurs, de préserver ses traditions, de perpétuer les opinions et les cultes, de garantir les propriétés et le bienêtre, de prévenir les troubles, les agitations, les factions, la monarchie est évidemment plus propre à cette fonction qu'aucun autre état de société. Elle est l'ordre par essence : c'est sa vie. C'est le gouvernement de la prudence, parce que c'est celui de la plus grande responsabilité.
Source : Gallica

E. de Trelve La république jugée par les républicains (1871)

C'est le seul de l'espèce humaine qui croie avoir le droit de ne rien faire ; il discute au lieu de travailler ; il ne se trouve jamais à sa place ; ne désirant que ce qui est hors de sa portée, il perd en combinaisons ce qu'il peut réellement acquérir, ou laisse échapper ce qu'il tient ; et comme sa tension d'idée vers ce qu'il souhaite l'empêche de voir qu'il est lui-même l'instrument de sa ruine, il en accuse la fortune, le Gouvernement, Dieu lui-même. C'est la négation au premier chef de la civilisation.
Source : Gallica

E. de Trelve La république jugée par les républicains (1871)

L'Etat, c'est moi !... il n'y a plus d'Etat; l'Etat c'est la réunion de tous les intérêts, de tous les individus vivant sous les mêmes institutions pour s'entr'aider et au besoin se défendre. Qui dit l'Etat, dit solidarité entre tous les membres qui le composent, droits et devoirs par tous, découlant d'une même source. Si chacun est législateur, il y a autant de lois que d'individus, et l'intérêt privé sert seul de boussole et de but aux passions. Un pareil Etat n'est qu'un mensonge.
Source : Gallica

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