Résumé

Louis-Auguste de Saint-Just de Colmont Un paysan champenois à Timon, à l'occasion de son "Petit pamphlet sur le projet de constitution"… (1848)

Croyez-moi, la république est assez forte pour ne pas craindre d'ennemis, et c'est l'affaiblir que de supposer qu'elle doive lutter avec eux ; marchez paisiblement, majestueusement, si vous pouvez, vers tout ce qui est juste, vers tout ce qui est grand ; c'est là que va la nation, et c'est vous qui dans ce moment devez la précéder. Donnez au pays la conscience de sa force, en plaçant à chaque sommité l'honneur, le mérite, la probité, le désintéressement, la vertu, et la confiance renaîtra partout
Source : Gallica

Louis-Auguste de Saint-Just de Colmont Un paysan champenois à Timon, à l'occasion de son "Petit pamphlet sur le projet de constitution"… (1848)

Est-ce la nature même du gouvernement nouveau qui détruit la confiance ? Non, non, assurément. La république n'est qu'un mot, si elle ne diffère de la monarchie ni par les moeurs, de la nation, ni par les institutions, ni par les lois civiles; or les moeurs ni les lois n'ont changé : je crois qu'il faudra qu'elles changent, que celles-ci s'épurent et se fortifient, que celles là soient plus conformes à l'esprit de la société nouvelle, mais, assurément, cela ne s'est pas fait depuis six mois.
Source : Gallica

Louis-Auguste de Saint-Just de Colmont Un paysan champenois à Timon, à l'occasion de son "Petit pamphlet sur le projet de constitution"… (1848)

Une nation sans vertu ne peut pas se gouverner elle-même, elle est indigne de l'état républicain et elle y est impropre ; c'est l'écueil contre lequel tous nos efforts courent risque de se briser.
Vous reconnaissez trop facilement, à mon avis, que les classes riches de la société et celles intermédiaires entre les riches et les pauvres n'ont pas assez de vertu pour être républicaines, qu'elles manquent de croyances ou peu s'en faut ; vous les accusez d'égoïsme, vous ne faites aucun fond sur leur dévouement.
Source : Gallica

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