Théodore Fabas, De la Tendance de notre époque vers la République… (1834)
“ Pour la conscience humaine, telle que l'a faite cette civilisation, la destination providentielle de l'homme c'est de mériter par la vertu, c'est-à-dire par le bien accompli librement. Son état normal, par lequel il atteindrait la pleine dignité humaine et pourrait remplir sa destination, c'est de n'agir qu'en vertu de sa liberté; c'est donc d'être affranchi du joug de l'autorité, qui, en retirant à l'homme la direction de sa propre vie, mutile sa nature de cause libre, d'agent moral, pour en faire l'instrument d'une cause étrangère et le sujet passif d'une impulsion fatale. ”
