Résumé

Louis-Auguste Mouret Démocratie et socialisme : quelques réflexions aux électeurs de la Haute-Loire à l'occasion de ces… (1849)

L'homme a des droits supérieurs à tous les droits, une loi de sa nature supérieure et antérieure à toutes les lois. Cela lui constitue des droits dont aucune majorité, quelque immense qu'elle soit, ne peut priver la minorité! Car tant qu'un droit naturel, inaliénable, est enlevé à la minorité par la majorité, le régime de la violence règne et le droit d'insurrection naît dans toute sa plénitude.
La déclaration des droits est donc la sauvegarde indispensable des minorités, leur tribunal suprême, le dernier appel des opprimés, la menace toujours vivante contre les oppresseurs, la loi de Dieu
Source : Gallica

Louis-Auguste Mouret Démocratie et socialisme : quelques réflexions aux électeurs de la Haute-Loire à l'occasion de ces… (1849)

L'homme ne pense librement qu'à la condition que son organisation matérielle fonctionne dans son intégrité, et, comme la vie ne s'entretient que par les aliments, la liberté ne permet pas, d'abord, de porter atteinte aux matériaux de l'existence.
C'est pourquoi, citoyen , vous m'avez concédé sans examen que nul n'avait le droit de restreindre ou de supprimer les aliments à la minorité. En effet, c'est véritablement de la liberté morale que procède le droit de vivre. C'est de la liberté morale que procède ce droit sacré, incontestable; ce droit de l'individu en société, les aliments.
Source : Gallica

Louis-Auguste Mouret Démocratie et socialisme : quelques réflexions aux électeurs de la Haute-Loire à l'occasion de ces… (1849)

Qu'est-ce que la liberté politique? c'est la liberté morale mise en action dans le contrat social.
Un citoyen peut-il lui-même enchaîner sa liberté et de sa propre volonté y porter lui-même atteinte? Cela ne se peut que dans des limites fort restreintes de fait et de temps, autour desquelles les lois, la morale, la religion ont tracé un cercle fort rétréci. Mais un autre peut-il enchaîner sans sa participation la liberté d'autrui ? Peut-il exiger de son semblable qu'il abandonne sa liberté, parce que lui-même y renonce? Evidemmnt non, en tant que l'on porte atteinte à un droit naturel.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature