Jean-M.-M. Rédarès

Résumé

Jean-M.-M. Rédarès Défense de Ch. Schmith (1849)

Pourquoi ces partisans d'un complot du coin du feu n'eurent-ils pas un acte d'accusation à subir? N'est-ce pas parce que, lorsque les protestations sont triomphantes, avant la justice se trouve la force, qui soudain se constitue en droit malgré les lois et la raison ? Et si cela est ainsi, si l'histoire des révolutions et des guerres intestines justifie ce que j'avance; quel rôle vous fait-on jouer ici? Qui veut-on mettre au pilori de l'opinion ? Sont-ce les accusés? sont-ce les juges? Vous y songerez, Messieurs de la Haute-Cour, car ceci en vaut la peine.
Source : Gallica

Jean-M.-M. Rédarès Défense de Ch. Schmith (1849)

Je voudrais bien connaître celui qui, lancé par sa foi politique dans un mouvement populaire résultant d'une révolution sociale, saurait, au fort de l'action, prendre le juste milieu que lui impose le devoir de citoyen; celui, dis-je, qui serait assez sage lorsque la colère et le ressentiment brûlent son âme, que de ne pas manifester quelques signes de désespoir? Vous avez, vous aussi, Messieurs, dans votre jeune temps, passé par les épreuves des révolutions, et connu l'anarchie des opinions et des idées, le jeu des passions et des ambitions
Source : Gallica

Jean-M.-M. Rédarès Défense de Ch. Schmith (1849)

Faire de la bienfaisance le principe actif de notre conduite envers nos semblables, sans en excepter même nos ennemis ; respecter la foi de toutes les consciences ; accepter les faits accomplis qui assurent dans les Etats l'ordre et la tranquilité ; ne jamais s'occuper de la politique d'actualité, qui règle les intérêts, et assure la position normale des générations contemporaines. Voilà l'esprit de cette Société, dont les plus grands rois comme les plus grands génies se sont fait honneur de partager les oeuvres, et de laquelle Charles Schmith était l'un des plus zélés adeptes.
Source : Gallica

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