Résumé

Didier Crusset Modification des cinétiques d'hydruration d'une surface métallique par implantation ionique (1993)

L'implantation d'azote modifie donc les contraintes macroscopiques d'autant plus fortement que la dose d'implantation est importante.
Ces contraintes peuvent avoir plusieurs origines, puisque, comme nous l'avons vu lors des analyses précédentes (SIMS et Rayons X) : l'implantation d'azote permet la formation de divers composés (UN, U2N3) dans l'uranium, favorise la diffusion de l'élément implanté ou de l'oxygène de l'oxyde de surface et peut occuper diverses positions (interstitielles ou substitutions) dans les nitrures, l'oxyde ou l'uranium.
Source : Gallica

Didier Crusset Modification des cinétiques d'hydruration d'une surface métallique par implantation ionique (1993)

Le développement des germes est bloqué par la couche d'oxyde, mais l'hydruration peut continuer sous ces germes, qui ne se développeront pas latéralement, mais qui se transforment en piqûres.
(5) Les piqûres se développent donc avant que les contraintes associées au développement des germes n'aient pu rompre la couche d'oxyde.
(6) Les piqûres se développent en profondeur et latéralement avec une vitesse réduite, sous l'effet des contraintes de la couche d'oxyde et de l'uranium.
(7) Le temps de latence dépend de l'épaisseur de la couche d'oxyde à traverser par l'hydrogène, jusqu'au métal.
Source : Gallica

Didier Crusset Modification des cinétiques d'hydruration d'une surface métallique par implantation ionique (1993)

Le coefficient d'expansion entre UO2 et U est très supérieur à l'unité (1,98) : lorsque qu'une oxydation se forme, des contraintes de compression se développent dans la pellicule d'oxyde. L'analyse des contraintes résiduelles (voir chapitre VII) montre que l'uranium sous cette couche d'oxyde subit des contraintes de traction en surface: l'équilibre mécanique est donc rétabli. L'hypothèse d'un oxyde sous-stoechiométrique UO2-X est peu probable car elle conduirait à une valeur de x beaucoup trop importante (a=5,477Å pour UO1/75) jamais observée à température ambiante [1] .
Source : Gallica

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