Résumé

Emmanuel Ducros La cigale au Cercle des arts libéraux (1880)

En pensant à l'enfer, tout homme a frissonné. Le poète, en tout temps, a sondé ce mystère : Que devient l'âme, alors que le corps est en terre ? L'heure de la justice a-t-elle enfin sonné ?
La religion croit le criminel damné. Avant que les flatteurs aient fini de se taire, Le mort sent occuper sa couche solitaire ; Devant ses yeux un diable a soudain ricané.
Il s'empare de lui, comme l'oiseau de proie
D'un jeune agneau, poussant, sauvage, un cri de joie.
Source : Gallica

Emmanuel Ducros La cigale au Cercle des arts libéraux (1880)

Tu reçois, chaque jour, le baiser du soleil, 0 Provence ! Jamais amant pour sa maîtresse Ne montra tant de soin et d'aimable tendresse ; Il fait un paradis de ton sol sans pareil.
Il ne paraît à toi qu'avec ce doux sourire Qui fait naître les fleurs, en tous temps. Éblouis, Les étrangers, venus des plus lointains pays, Ne peuvent pas rester sans subir ton empire.
N'es-tu pas la contrée où fleurit l'oranger? Où le rêve est dans l'air? où chante la cigale? On trouve dans tes champs une ivresse idéale ; Le myrte et le jasmin aiment à s'y loger,
La mer, en te voyant, veut se faire jolie
Source : Gallica

Emmanuel Ducros La cigale au Cercle des arts libéraux (1880)

La mer n'est nulle part plus belle qu'en Provence. Ses flots bleus plaisent tant aux enfants du Midi, Qu'après les avoir vus, rien ne les interdit. Ils contemplent un coin du paradis, d'avance, A Toulon. Ils l'ont bien nommé le bois sacré. Les pins sont un décor ravissant sur la rive. Le pêcheur attendant que le poisson arrive, Peut ici s'endormir dans un rêve doré.
Source : Gallica

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