Résumé

Eugène Grandclaude Coup d'oeil rétrospectif d'un vieux campagnard… (1849)

Nous disons donc que l'ordre et la liberté sont les deux plateaux de la balance sociale, et que pour que la situation soit parfaite, c'est-à-dire inébranlable, il faut que ces deux éléments du bien-être universel soient dans l'équilibre le plus parfait, sans contre-poids et sans efforts. Dès qu'on surcharge le plateau de l'ordre, jusqu'au despotisme , il enlève celui de la liberté ; l'équilibre ne peut jamais être parfait ni de longue durée dans cette situation, parce que la tendance naturelle qu'a la liberté de faire contre-poids, amène tôt ou tard un dérangement, un désordre.
Source : Gallica

Eugène Grandclaude Coup d'oeil rétrospectif d'un vieux campagnard… (1849)

Mais dès qu'on surcharge le plateau de la liberté, alors il descend à l'anarchie, et c'est la pire des situations, parce que l'ordre est encore plus indispensable à l'existence d'un Etat que la liberté, parce qu'une déviation considérable vers l'un quelconque des deux extrêmes, est toujours suivie d'un contre-coup inévitable qui achemine droit vers l'autre.
Les plus grands ennemis de la liberté sont donc ceux qui la veulent trop grande, trop large
Source : Gallica

Eugène Grandclaude Coup d'oeil rétrospectif d'un vieux campagnard… (1849)

Enfourchant lestement mes lunettes sur mon nez, je me mis à les lire. Les premiers mots que je vis furent ceux-ci : République française ! Liberté, Égalité, Fraternité! C'est bien là la vieille devise républicaine, me dis-je en moi-même , de laquelle, cependant, on a retranché ces mots barbares : ou la mort! Puisque de la devise on n'a pris que ce qui est bon, peut-être aussi des institutions ne prendra-t-on que ce qui est sage, modéré.
Source : Gallica

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