Résumé

F. Bommy Relation historique et médicale de la mort de S. A. R. monseigneur le duc d'Orléans… (1842)

A quatre heures moins quelques minutes M. le docteur Blandin arriva, et M. Pasquier fils allant à sa rencontre lui expliqua brièvement l'état extrême où était le prince ; ces messieurs s'approchèrent et s'agenouillèrent près du
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royal mourant. Le docteur Blandin ne sentant plus les battements de l'artère radiale, chercha en remontant vers le coeur quelques vestiges de circulation qu'il ne découvrit ni dans l'artère axillaire, ni dans la sous-clavière ni dans la carotide-externe.
Source : Gallica

F. Bommy Relation historique et médicale de la mort de S. A. R. monseigneur le duc d'Orléans… (1842)

A trois heures et demie le prince respire encore , mais déjà ses lèvres sont glacées, sa pupille est fixe et dilatée surtout du côté droit. Un nuage commence à couvrir ses yeux entr'ouverts, le pouls est à peine sensible et très petit, la bouche légèrement ouverte sans contraction laisse apercevoir la membrane muqueuse pâle et décolorée ; la respiration courte et fréquente donne trente-huit à quarante inspirations par minute, et ne laisse entendre aucun râle
Source : Gallica

F. Bommy Relation historique et médicale de la mort de S. A. R. monseigneur le duc d'Orléans… (1842)

Nous lui frictionnions le corps et les membres avec de l'éther et de l'ammoniaque ,
nous le couvrions de serviettes chaudes, cherchant ainsi à rétenir une vie si précieuse qu'à chaque instant nous voyons s'éteindre. Le pouls était toujours petit et filiforme, la respiration s'embarrassait, devenait fréquente et sterioreuse, quelques personnes purent croire qu'un épanchement se faisait dans l'intérieur de la poitrine ; mais j'attribuai ce symptôme à la seule lésion du nerf pneumo-gastrique , nerf dont la fonction est de présider à la respiration.
Source : Gallica

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