Résumé

Portrait de Fagan Fagan,  La Pupille

“ ORGON. Entre nous, tu as un air libertin qui ne me persuaderoit point, si j'étois fille.
LE MARQUIS. Que voulez-vous, mon oncle? je ne me referai point. On a des façons aisées; on a du brillant: tout cela est naturel.... Mais quant à Julie, je la demande en mariage: n'est-ce pas assez lui prouver que je l'aime? Il faut qu'un joli homme soit furieusement épris pour former une pareille résolution.
ORGON. A la vérité, je ne conçois pas qu'une fille puisse désirer quelque chose au-delà du mariage.... (A Ariste.) Mais, que dites-vous à tout cela, Ariste?
”
Source : Gutenberg

Portrait de Fagan Fagan,  La Pupille

“ JULIE. Laissez-moi, de grâce! Vous prenez un soin inutile.
ARISTE. Julie, je vous en conjure! faites cesser ce mystère.
JULIE. Non, monsieur. Contre toute raison, j'ai fait voir le foible de mon coeur: j'ai fait connoître celui pour qui je me déclarois; mais ses interprétations fausses, la conduite qu'il observe avec moi m'avertissent assez que je n'en ai que trop dit.
(Elle sort.)
SCENE XII. ARISTE, ORGON, LE MARQUIS. ORGON, au marquis.
Pourquoi donc vous attirer ces reproches? Il faut que vous lui ayez donné des sujets violents de se plaindre.
LE MARQUIS. Non; cela m'étonne.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Fagan Fagan,  La Pupille

“ LE MARQUIS, à Julie.
Il n'est pas mal de le prendre sur ce ton! et c'est bien à vous à vous plaindre vraiment.... (A Ariste et Orgon.) Il est bon que vous sachiez que nous avons eu quelque altercation ensemble. Mademoiselle, sur un mot, se révolte, et fait la méchante.
ORGON. Oh! n'est-ce que cela? Bon! bon! ce sont là de ces orages qui mènent les amants au port.
ARISTE, à Julie.
Ne vous repentez point de vous être déclarée. Il ne faut point, ma chère Julie, passer si promptement d'un sentiment à un autre. Votre querelle est une querelle d'amitié.
”
Source : Gutenberg

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