Résumé

Notice sur N.-E. Lemaire, éditeur des classiques latins… (1842)

De telles amitiés attestent assez quel homme était M. Lemaire. Les vertus de son coeur, les trésors de son esprit, il ne les employa jamais qu'à servir les
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autres; être utile semblait en lui un besoin sans cesse renaissant. Aucun n'avait mieux mérité d'avoir des fils, car aucun n'aima mieux les jeunes gens ' ; aucun ne les aida avec plus de persévérance de ses conseils, de son appui et souvent de sa libéralité.
Source : Gallica

Notice sur N.-E. Lemaire, éditeur des classiques latins… (1842)

M. Lemaire avait au plus haut degré deux qualités qui font qu'on a beaucoup d'amis et qu'on les garde toute sa vie : il était bienveillant et bienfaisant. Son empressement à leur rendre service, son obligeance prévenante et infatigable ont facilité à un grand nombre de nos jeunes professeurs les plus distingués l'entrée des carrières universitaires. Il aimait les jeunes gens et les comprenait, ce que ne font pas toujours ceux qui les dirigent ; il encourageait leurs efforts
Source : Gallica

Notice sur N.-E. Lemaire, éditeur des classiques latins… (1842)

On ne doit pas s'étonner s'il eut des détracteurs, et il faut renvoyer à la calomnie ce qui lui appartient. Mais il eut aussi des amis ; et je ne crains pas d'être démenti en disant que nul en amitié ne se montra plus constant, plus dévoué, et non seulement plus empressé à rendre service, mais plus délicat dans sa manière d'obliger, et moins exigeant en fait de reconnaissance. C'est que l'égoïsme contagieux du monde où il avait vécu n'avait pas effacé chez lui la sensibilité du coeur.
Source : Gallica

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