Camille Saint-Saëns,
Le roi Apépi : comédie en quatre actes et cinq tableaux…
(1903)
“ HORACE, froidement. Pardonnez-moi, madame, mais je crois que cela vaut mieux ainsi. Mon oncle, je commence à le croire, avait raison, quand il me disait que madame Corneuil et moi, nous n'étions pas faits l'un pour l'autre. MADAME VÉRETZ, avec intérêt. Ah! votre oncle vous a dit. HORACE, froidement. J'ai des goûts trop sérieux, à ce qu'il paraît, pour madame Cornenil; mes travaux, ces travaux qui sont presque toute ma vie, n'ont pas le privilège de l'intéresser comme je le croyais; l'existence que je révais pour elle ne saurait lui plaire. ”
