Résumé

Gabriel Brizard Notice sur Jean-Claude Richard de Saint-Non… (1829)

Le charme de tant de liaisons affectueuses était couronné par l'amitié fraternelle, qui a fait le bonheur de sa vie entière : deux frères, amis dès le berceau, sans que jamais le plus léger nuage vînt altérer la pureté de cette union, offraient un tableau touchant , et peut-être l'image de la portion de bonheur qu'il est permis aux humains de goûter sur la terre. Ah! sans doute, avec de tels sentimens, l'abbé de Saint-Non a été heureux, j'aime à le croire
Source : Gallica

Gabriel Brizard Notice sur Jean-Claude Richard de Saint-Non… (1829)

Dans une assemblée secrète, ces messieurs avaient résolu de donner tous leur démission. Saint-Non, rentré chez lui, se hâte d'envoyer la sienne au chancelier. La nuit avait amené d'autres conseils ; les gros bonnets se ravisent, et dès le matin on envoie chez chacun de messieurs, annoncer qu'on ne donnera pas sa démission. « J'en suis « fâché, dit Saint-Non, mais la mienne est partie. » Les affaires s'arrangent, le parlement se raccommode avec la cour. On boude le jeune conseiller ; l'esprit de corps agit dans tout son despotisme : tant de tracasseries le lassent
Source : Gallica

Gabriel Brizard Notice sur Jean-Claude Richard de Saint-Non… (1829)

Saint-Non fut lié avec un autre grand homme qu'on peut appeler le Rousseau du Nouveau-Monde : des amis communs les rapprochèrent. Il est bien glorieux pour lui d'avoir mérité l'estime et l'affection de tels hommes, qui ne prodiguaient pas ces sentimens. Francklin, à qui nul art n'était étranger, aimait à s'en entretenir avec Saint-Non. Il fut curieux de connaître le procédé ingénieux et si expéditif dont il se servait pour sa gravure au lavis.
Source : Gallica

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