Guernes de Pont-Sainte-Maxence

Résumé

Guernes de Pont-Sainte-Maxence La Vie de Saint Thomas le martyr

Personne n’ignore que c’est en signalant la lutte de saint Thomas comme un des épisodes les plus caractéristiques de cette antipathie des deux races, qu’il a consacré un volume presque entier à son histoire.
L’archevêque de Canterbury serait, selon l’éminent historien, un des derniers représentants de la race saxonne, s’armant avec bonheur de la puissance ecclésiastique pour faire restituer à sa nation une partie des droits que lui avait enlevés la conquête.
Tous les historiens anglais, depuis le xiie siècle jusqu’à nos jours, se sont passionnés pour ou contre le généreux martyr.
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Guernes de Pont-Sainte-Maxence La Vie de Saint Thomas le martyr

En comparant avec soin le récit de l’écrivain français avec ceux de tous les historiens contemporains récemment publiés, je n’ai pas tardé à m’apercevoir que ce n’est pas lui qui mérite le moins de confiance, et qu’il est aussi instructif pour les faits qu’il a passés sous silence que pour ceux qu’il a fait entrer dans son récit. La lecture de tous les textes publiés par le docteur Giles m’a de plus convaincu que le système d’Augustin Thierry n’a rien à voir dans l’histoire de saint Thomas de Canterbury.
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Guernes de Pont-Sainte-Maxence La Vie de Saint Thomas le martyr

Né à Londres en 1118, Thomas Becket, après une jeunesse assez agitée, avait été, vers l’année 1142, présenté à l’archevêque de Canterbury, Thibaut, qui fit de lui son archidiacre, et l’introduisit auprès du roi d’Angleterre, Henri II. Ce prince le prit tellement en affection, qu’il lui conféra la dignité de chancelier, et fit de Thomas, après lui, le personnage le plus considérable de son royaume.
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