Résumé

H. Rigny Paroles prononcées aux funérailles de M. l'abbé Constant-Prosper Grésely… (1881)

Bons habitants d'Achey, de Mont et de Frânois, vous reporterez bientôt sur le digne successeur que Dieu a donné à celui qui n'est plus votre affection et votre dévouement; ce sera remplir le vœu le plus cher de tout prêtre qui part pour l'éternité.
J'ai fini, mes frères. A la porte d'un cimetière de Rome, on lit ces mots : Pleurez sur le mort, car il se repose.
Source : Gallica

H. Rigny Paroles prononcées aux funérailles de M. l'abbé Constant-Prosper Grésely… (1881)

Sur le chemin qui unit Frânois à Achey se trouve un coin de terre inculte. C'est là que M. l'abbé Grésely veut voir une statue de la sainte Vierge. Qui défrichera ce terrain, qui enlèvera ces blocs de pierre entassés? C'est lui-même. Travailleur infatigable, il partira chaque matin, la pioche et le pic sur l'épaule, portant à son bras, comme l'ouvrier des champs, la réfection du milieu du jour, et lorsqu'il aura travaillé avec ardeur, il prendra à l'ombre d'un buisson le modeste repas, puis récitera son bréviaire pour recommencer son travail avec plus de courage encore.
Source : Gallica

H. Rigny Paroles prononcées aux funérailles de M. l'abbé Constant-Prosper Grésely… (1881)

Mais votre âme n'est pas loin de nous, et elle se réjouit de se voir tant aimée par tous ceux qui vous entourent.
Avant ce dernier et triste voyage, mes frères, ce cher pasteur a goûté l'amertume des dernières douleurs et aussi les consolations que donne la foi. M. l'abbé Grésely, frappé par la maladie, souriait au milieu des défaillances de la nature ; il se disait sans espérance, alors qu'autour de lui on espérait encore : Il Mes jours sont comptés, disait-il, il m'en reste peu à passer sur cette terre ; quand Dieu voudra, je partirai.
Source : Gallica

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