Résumé

Henri Levin Le Racisme, base du fascisme, discours de Henri Levin au premier Congrès national du Secours populaire de France et des colonies… (1938)

Ils n'ont pas d'autre raison d'être que la guerre, d'autre but que la guerre, pis encore, d'autre justification que la guerre.
Mussolini ne voit pas dans la guerre uniquement une nécessité, mais une manifestation de la beauté de l'homme, un exercice salutaire de sa vitalité. La guerre n'est donc pas pour le fascisme un pis-aller dont on s'accommode sous la contrainte des événements, mais un attribut de l'homme, une fonction naturelle, un sport, quelque chose comme le divertissement des surhommes.
Source : Gallica

Henri Levin Le Racisme, base du fascisme, discours de Henri Levin au premier Congrès national du Secours populaire de France et des colonies… (1938)

Le traité de Versailles n'en demeure pas moins, dans son ignorance aveugle des réalités, une erreur, une lourde erreur. Ce n'est pas nous qui essaierons de le défendre. Mais qui osera prétendre que cette erreur ne serait pas commise demain, et bien plus brutalement, par l'Allemagne hitlérienne, si elle se trouvait à notre place d'hier. On ne peut réparer les erreurs en commettant de nouvelles erreurs. Les yeux du monde sont depuis longtemps dessillés. Le traité de Versailles est tombé lambeau par lambeau, il n'en était resté que les décombres, bien avant l'avènement d'Hitler.
Source : Gallica

Henri Levin Le Racisme, base du fascisme, discours de Henri Levin au premier Congrès national du Secours populaire de France et des colonies… (1938)

Cette ignoble persécution aboutit-elle, au moins, à créer une société sélectionnée, composée des grands esprits de ce monde, cette société qu'affectionnaient les anciens Grecs, cette aristocratie de l'esprit si chère à l'auteur de la Vie de Jésus ? A supposer même qu'une telle réalisation fût possible, nous la trouverions odieuse au prix de tels sacrifices. L'humanité n'est pas faite pour le seul plaisir des esthètes. La vie n'est pas le monopole des génies. Elle est pour tout le monde.
Mais le fascisme réalise-t-il au moins cette conception aristocratique de la vie ?
Source : Gallica

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