Résumé

Henry Morau Des mutilations génitales au point de vue anthropologique et psychologique (1896)

Le principe de sacrifice religieux n'en persiste pas moins dans toute son intégralité, mais il peut être doublé d'un principe utile à la cause.
A l'heure actuelle comme aux époques envisagées plus haut, l'homme est resté le même, mais il a évolué et s'est accommodé à son nouveau milieu. Après la période des mutilations sanglantes est venue celle de la mutilation idéale, non sanglante. Toutes deux ont eu pour but d'élever certains hommes au-dessus de leurs congénères par le sacrifice volontaire qu'ils offraient d'une partie d'euxmêmes à la divinité.
Source : Gallica

Henry Morau Des mutilations génitales au point de vue anthropologique et psychologique (1896)

En effet, chez les Skopsis, l'idée religieuse domine toujours et la mutilation n'en est que la conséquence ; mais, si chez eux le type primitif est pur et pour rester religieux demeure en dehors de toute autre conception, il n'en est pas moins vrai que dans d'autres régions on retrouve cette idée plus ou moins altérée par l'interposition d'autres principes assez éloignés de l'idée religieuse. Il s'agit alors de mutilations sexuelles d'ordre purement pratique et en général en relation directe avec l'évolution sociale de la région où elles ont pris naissance.
Source : Gallica

Henry Morau Des mutilations génitales au point de vue anthropologique et psychologique (1896)

Or, après l'adoration et le culte des forces vives de la nature, estil un phénomène qui ait pu intriguer leur sagacité à un plus haut degré que celui de la génération ? Le rapprochement instinctif de deux êtres de sexes différents, donnant naissance à un nouvel être, n'est-ce pas là un des phénomènes qui a excité la curiosité et la sagacité des intelligences de tous les âges ?
Source : Gallica

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