Ignace Druhen

Résumé

Ignace Druhen Notice sur Francis Monnier (1888)

Monnier refusa cette libéralité et adressa à l'empereur une longue lettre pour motiver son refus. « Si je n'accepte pas, Sire, c'est que, comme j'ai eu l'honneur de le dire à Votre Majesté, je compte reprendre du service dans l'Université, et que, par conséquent, je serai à l'abri du besoin. La seule récompense que je demande à Votre Majesté, c'est de parler quelquefois de moi au prince, c'est qu'il ne souffre pas qu'on dise jamais, en sa présence, aucun mal d'un homme qui n'a eu d'autre ambition que de lui être utile et qui l'aime malgré tout et qui l'aimera toujours. »
Source : Gallica

Ignace Druhen Notice sur Francis Monnier (1888)

Dans une autre catégorie sont les enfants qui ont plus d'imagination que de raison. D'une conception rapide, d'une mémoire brillante, ils saisissent à demi-mot les matières qu'on leur enseigne et fournissent avec exactitude un travail qui ne leur a coûté aucun effort.
Francis Monnier n'appartenait ni à l'une ni à l'autre de ces catégories ; chez lui les facultés essentielles étaient pondérées, et son travail était toujours inspiré par le sentiment du devoir et par la raison, qui lui montraient la nécessité, à défaut de fortune, de se créer un avenir.
Source : Gallica

Ignace Druhen Notice sur Francis Monnier (1888)

Si je signale ses succès, ce n'est pas que j'attache une importance absolue aux palmes du collège. Elles sont généralement disputées par trois catégories d'élèves. Les uns, d'une application en quelque sorte maladive, accomplissent leur tâche avec un scrupule exagéré pour leur âge, et échappent aux imperfections qui sont le fruit de 'la légèreté et de la dissipation. J'en ai vu de ceux-là qui, ayant dépensé dans leur enfance toute la sève de leur intelligence, n'avaient rien réservé pour l'âge viril et se trouvaient fruits secs dès leur entrée dans la vie active.
Source : Gallica

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