Résumé

J. Brichard L'Invasion à Salins. Récit historique… (1872)

Salins, ville ouverte, ne pouvait être l'objet d'une capitulation : une capitulation s'applique à une place de guerre, et se signe de commandant militaire à commandant militaire. Lorsque par une convention semblable, certains avantages sont garantis à une ville qui vient de succomber, c'est encore l'autorité militaire qui les stipule, et l'autorité municipale n'intervient que pour recevoir la garantie de ces avantages, et exécuter les ordres du vainqueur.
Source : Gallica

J. Brichard L'Invasion à Salins. Récit historique… (1872)

Le 26 janvier, a 9 heures du matin, de fortes colonnes prussiennes se présentèrent sur la route de Mouchard, se dirigeant vers Salins ; accueillies par l'artillerie du fort St-André, elles continuèrent néanmoins leur marche en colonne jusque dans la gorge d'Arelle ; mais là elles arrivaient a découvert sous le feu du fort Belin, dont les canons, opérant dans le prolongement de la route, et a une distance de 2,500 mètres, obtenaient un tir se rapprochant de l'horizontale, et par suite extrêmement meurtrier.
Source : Gallica

J. Brichard L'Invasion à Salins. Récit historique… (1872)

Nous ne sommes pas de ceux qui reprochent à la municipalité d'avoir négligé telles ou telles mesures défensives qui, dans l'esprit des critiques, devaient sauver Salins; nous croyons au contraire que, dans les conditions où elle se produisait, son initiative ne pouvait engendrer que des mesures impuissantes, et que seule l'action des forts pouvait être décisive.
La municipalité n'avait qu'à se contenter de sa mission administrative ; à chacun son rôle spécial, même quand nous sommes vaincus. Nous avons payé assez cher la mise en pratique du credo de 1792
Source : Gallica

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