Résumé

Jacques Chaussier. Lettre à mes compatriotes… (1881)

Eh ! mon Dieu, ils ont raison, nos adversaires antirépublicains, de chercher à revenir au pouvoir, même avec l'appui des traîtres sortis de notre camp; quitte à les payer après la victoire comme ils le méritent.
Nous savons bien qu'il maudissent la république, eux ; nous savons bien qu'ils sont les ennemis de la démocratie; nous savons bien qu'ils veulent la continuation de votre asservissement par l'ignorance, et qu'ils préféreraient — ils l'ont dit — bâtir une nouvelle église que de faire des écoles. Nous les connaissons, enfin ! et c'est à nous de nous défendre. C'est de bonne guerre.
Source : Gallica

Jacques Chaussier. Lettre à mes compatriotes… (1881)

Donnons à l'heure présente ce que nous avons de meilleur en nous-mêmes pour assurer à tout jamais le triomphe de la république, et nos enfants plus instruits que nous marqueront à leur tour d'autres étapes en avant, sous cette admirable forme de gouvernement qui peut seule permettre de mener à bonne fin toutes les réformes — et elles sont nombreuses — qui restent à accomplir au sein de notre société.
Source : Gallica

Jacques Chaussier. Lettre à mes compatriotes… (1881)

Vous les avez vus, ces soi-disant farouches républicains, ces purs, ces radicaux à tous crins, marcher aux urnes, la main dans la main des réactionnaires; avec ceux,— ils ne l'ignorent pas — qui ont repoussé avec le plus d'acharnement l'imposition extraordinaire de dix centimes pour nos écoles.
Ah! comme ils sont bien dignes d'avoir un maître, et comme les monarchistes devaient se frotter les mains le dimanche matin !
Songez donc : ils allaient peut-être ressaisir la direction de la commune ! Quelle joie !
Source : Gallica

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