Résumé

Jean Rocquancourt Considerations sur la défense de Paris… (1840)

Ce serait quelque chose, assurément, si la nation tout entière devait s'avancer au secours de sa capitale; mais n'ayant pris jusqu'à présent qu'une faible part à la guerre, car telle est notre hypothèse, va-t-elle maintenant se décider à se lever en masse, alors que le moment d'y songer sera passé, alors que l'armée qui devait la précéder, la diriger, l'encadrer, ne présentera plus que des débris?
Au milieu de cette crise, que sera devenu le gouvernement? Se sera-t-il laissé enfermer dans la capitale pour présider par lui-même à la défense ?
Source : Gallica

Jean Rocquancourt Considerations sur la défense de Paris… (1840)

Mais, ce qui ne saurait être prévu avec la même certitude, qu'on nous permette de le dire, ce sont les conséquences qui peuvent résulter, à une époque aussi inflammable que celle où nous vivons, de l'agglomération et du mélange de cent mille travailleurs, ouvriers et soldats, sur un théâtre tel que la banlieue de Paris, où déjà l'on compte à peu près autant de cabarets que de maisons, et où ne manqueront pas de s'accumuler journellement, et du dehors et du dedans de la grande ville, une foule d'autres causes d'immoralité et de désordres.
Source : Gallica

Jean Rocquancourt Considerations sur la défense de Paris… (1840)

Et d'abord nous établirons, à l'aide des faits et du raisonnement, que l'invasion ne saurait atteindre Paris que par la zone comprise entre l'Aisne et l'Yonne.
En effet, si l'on consulte les souvenirs de 1814, on trouve les forces des alliés partagées en trois grandes masses: l'une, adroite, la grande armée, s'avançant par le bassin de la Seine; la seconde, au centre, l'armée de Silésie, par la vallée de la Marne et la route centrale de la Champagne; la troisième, l'armée russe, débouchant par Soissons.
Source : Gallica

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