Résumé

Jules Bloch Sur quelques transcriptions de noms indiens dans le Périple de la mer Erythrée

Il va de soi que plus d’une fois la tentation est venue de faciliter l’identification des autres par des corrections de texte d’autant plus aisées qu’il n’existe qu’un manuscrit du Périple. Mais mieux vaut un résultat restreint qu’un résultat purement hypothétique, et c’est pourquoi il ne sera fait usage ici autant que possible, que du texte du manuscrit lui-même, et de celles des transcriptions qui sont claires et ne peuvent prêter à aucune discussion.
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Jules Bloch Sur quelques transcriptions de noms indiens dans le Périple de la mer Erythrée

Un mot prākrit de cette forme devrait devenir en guzrati tāpo, en marathi tāpā. Or ces mots existent dans l’usage, et ont, entre autres, le sens de « radeau ». Mais vérification faite, ces formes sont les doublets de guz. tāpho, mar. tāphā ; et dans le cas du marathi, où j’ai pu obtenir des renseignements détaillés d’un indigène, c’est tāphā qui est la forme usuelle, tāpā n’en étant qu’une variante rare ; et le sens de « radeau » n’y est qu’un cas particulier du sens général d’ « objet composé de parties formant chacune un tout par elle-même »
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Jules Bloch Sur quelques transcriptions de noms indiens dans le Périple de la mer Erythrée

Sans faire état des témoignages épigraphiques anciens, qui appartiennent à des régions trop diverses et à des civilisations trop inégalement connues pour qu’on puisse leur attribuer à tous la même valeur, il suffira de se reporter aux inscriptions prâkrites du pays même dont l’auteur du Périple a visité les côtes, le Dekhan ; leur témoignage est d’autant plus précieux qu’elles sont à peu près contemporaines de son voyage.
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