Antoine Meillet,
Esquisse d'une grammaire comparée de l’arménien classique
“ Les anciennes sourdes non aspirées de l’indo-européen sont devenues aspirées, mais l’aspirée n’est conservée historiquement que pour la dentale et la gutturale, à l’initiale du mot devant voyelle et à l’intérieur entre deux voyelles, ainsi k‘ ք de i.-e. k (ou kw) dans lk‘anem լքանեմ « je laisse » (de *lik‘anem) cf. skr. riṇákti, lat. linquit « il laisse », v. pruss. -līnka « il reste » ; elik‘ ելիք gr. ἔλιπε (elipe) « il a laissé » ; t‘ թ de i.-e. t, dans t‘e թէ « que », cf. ags. þe, v. sax. the « que », lit. te. Donc le k կ de anjuk անձուկ « étroit » ne répond pas au -k du v. ”
